D’une façon générale, l’année agricole mars 2013- février 2014 promet d’être une bonne année de production avec déjà une augmentation de 45% des céréales par rapport à l’année mars 2012-février 2013 si les récoltes des saisons d’été et d’automne/hiver bénéficient des mêmes conditions climatiques favorables observées jusqu’à la fin de septembre 2013 (pas de sécheresse, pas d’excès d’eau, pas de cyclones ou d’inondations online viagra without prescription accentués), les intrants de base sont disponibles.  Par contre, l’année fiscale octobre 2012-septembre 2013 s’achève avec de bonnes productions corrigeant les pertes observées en octobre 2012 après le passage du cyclone Sandy.

Tout de même, ce niveau de production est inférieur de 5% par rapport à l’année 2009-2010, année de très bonne production.  Les légumineuses devront augmenter de 10% en 2013-2014 par rapport à l’année agricole précédente mais avec 10% de déficit par rapport à 2009-2010.

L’évolution de la production 2013-2014 en équivalent céréaliers (EC) indique une augmentation de 33% par rapport à  l’année 2012-2013 mais en dessous de 11% de l’année 2009-2010.

Globalement, en considérant la superficie de maïs, haricot, pois congo, banane et les tubercules, environ 75% de la superficie agricole, consacrée habituellement  à la saison de printemps, a livré une bonne production au printemps et en été. Les récoltes du maïs sont étalées de juillet à septembre/octobre compte tenu de la précocité des variétés cultivées et des dates de semis en retard qui reflètent l’arrivée des pluies dans les différentes aires agro-écologiques.  Le haricot est récolté plus tôt entre avril – juin et juillet pour les zones en retard. Les programmes d’achats locaux mis en place par le programme Ede Pèp, le PAM, l’entreprise privée Ti-Malice ont incité les producteurs à investir beaucoup plus.

Le MARNDR, le Ministère à la promotion de la paysannerie et les différents partenaires (FAO, Winner, ACDI-VOCA, IICA, RESEPAG, d’autres programmes, etc.) ont mis à la disposition des producteurs un volume de semence au moment des semis. Plusieurs foires semencières ont été organisées.  Cependant, les semences sont insuffisantes pour combler les attentes des producteurs dont le stock de semence était au plus bas suite à la sécheresse de l’année 2012 et aux dégâts des cyclones  Isaac et Sandy.  Les producteurs ont du compléter selon leur pouvoir d’achat les intrants en s’approvisionnant sur le marché.   L’engrais fut accessible entre 800 et 900 gourdes le sac de 45 kg.

Les facteurs limitants de la saison de printemps 2013 sont d’ordre structurel: le faible rendement du matériel végétal, la faible fertilité d’une bonne partie des sols dégradés, les faibles ressources du producteur pour compléter les subventions reçues du MARNDR et de ses partenaires, sa faible productivité du travail.

La Grand-Anse, les Nippes, l’ouest,  le Centre, l’Artibonite, le nord-est, le nord et la partie ouest du nord-ouest (Anse à Fôleur, St-Louis du nord, une partie de l’Ile de la Tortue et la partie humide de Port-de-Paix) ont une bonne production de mais, de haricot et des autres légumineuses (pois de souche, arachide) supérieure à l’année 2012.  Environ 20% des récoltes de banane et de tubercules a lieu dans ces mêmes zones. Et ces récoltes vont se poursuivre avec les conditions qui sont favorables le reste de l’année.

Cependant le département du sud est frappé au printemps et jusqu’en été par une forte sécheresse qui serait considérée comme l’une des plus difficiles depuis ces 30 dernières années.

Environ 25% de la superficie de printemps du pays est affectée par cette sécheresse qui a sévi dans  12 communes du département du sud,  dans plus de 4 communes du sud-est, les 4 communes du bas Nord-ouest (Far West), Anse Rouge dans l’Artibonite et une vingtaine d’autres communes dans le reste du pays, soit par sécheresse ou excès d’humidité ou par des inondations (plateau central et nord).

Dans le sud-est, Cayes-Jacmel, Marigot et la partie est de Jacmel ont donné une performance meilleure par rapport à 2012.  Par contre, les zones de basse altitude frappées par la sécheresse et les zones de haute altitude avec excès d’humidité au niveau de Thiotte, Anse à Pitres, Grand-Gosier, Belle-Anse ont donné une performance inférieure à 2012.  La production de la zone à moyenne altitude de ces 4 communes a une performance meilleure qu’en 2012.

La zone la plus frappée par la sécheresse dans le sud-est est la partie ouest de Jacmel, La Vallée de Jacmel, Côte de fer et Bainet.   Le haricot et le mais sont perdus ou non semés faute de pluies.

La riziculture du nord-est a eu une très faible production pendant le printemps alors que le riz d’été s’est installé favorablement entre juin, juillet et aout.

Des inondations ont lieu dans le plateau central en mai avec pertes de plantations : Thomassique, Hinche, Boucan Carré et Maissade. Le nord a subi des inondations en mai et juin : pertes de cultures à Limonade, Bahon, Ranquitte, la Victoire, Pignon, Grand-Rivière du Nord, St Raphael

Les pluies qui reviennent en juillet, en aout, septembre et octobre sur presque tout le pays y compris le sud sont favorables à la croissance des cultures et poussent les producteurs à commencer plus tôt la dernière saison (automne-hiver). Le sud a pu avoir une production tardive en été et entame la production d’automne-hiver.

Les estimations de l’année 2013-2014 sont faites en supposant que l’été et l’automne/hiver bénéficient de conditions favorables de production sans grosses pertes.  Le volume de production 2013-2014 en tonnes métriques des  groupes de produits a connu une augmentation de 10 à 45% par rapport 2012-2013 et une baisse par rapport à 2009-2010 variant de 5 à 32%.

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