18 Septembre 2011
La récolte de la campagne agricole du printemps demeure en général faible à travers presque toutes les régions du pays par suite de la sécheresse enregistrée entre avril et juin. En comparaison aux cinq dernières années, cette situation a engendré une faible disponibilité en produits alimentaires locaux. Les effets se manifesteront dans les zones les plus affectées comme les départements du Sud-est (Cotes de fer, Grand-Gosier et Anse-à-Pitres), du Nord-Ouest (Baie de Henne, Bombardopolis), du Nord (Bahon, Pignon et Ranquitte), et du Nord-est (Férié, Fort Liberté, Caracole), particulièrement en août et septembre.
Cependant, suite aux semis tardifs effectués en juin et en juillet, et surtout à la faveur des pluies occasionnées par le passage de l’ouragan Irène sur la côte Nord du pays (Nord, Nord-est plus particulièrement), de bonnes récoltes (de maïs notamment) sont en perspective, particulièrement au niveau des montagnes humides.
Dans la région sud, jusqu’à la pointe de la presqu’ile du sud, des récoltes de maïs sont en cours. Dans le haut Artibonite, on devra commencer à récolter le maïs en septembre. Les haricots, malgré les fortes pluies de juillet, sont en récolte dans les communes de Terre-Neuve, de Marmelade et de Gros-Morne. Il en est de même dans le haut Plateau Central et le Nord-est. Cependant, la quantité de pluies reçues en juillet et au début du mois d’août n’a pas été suffisante dans certaines communes de ces régions, et la moisson des semis tardifs y sera donc peu abondante. Un retournement de tendance demeure possible suite aux fortes précipitations qui ont accompagné le passage de l’ouragan Irène particulièrement sur la côte Nord du pays.
Dans les régions du Sud, où les plantations du printemps ont tant soit peu réussi, les prix des produits alimentaires locaux comme le maïs s’affichent à la baisse. Par exemple, dans la région des Cayes, considérée comme l’une des plus grandes zones de production du maïs, la marmite de 6 livres est passée de 68 gourdes en juillet à 50 gourdes au cours du mois d’août. Par ailleurs, le prix du haricot noir a connu une baisse dans la région des Gonaïves, mais reste à la hausse dans la région des Cayes et de la Grand-Anse en raison des semis en cours dans les montagnes humides. Les prix des produits importés comme le riz et le maïs sont à la hausse sur la plupart des marchés. Une situation qui reflète la hausse du prix de ces produits sur le marché mondial et la baisse du volume importé au cours de ce mois. Si cette tendance se maintient, elle pourra bien aggraver l’insécurité alimentaire des plus pauvres au cours des prochains mois, vu que le riz constitue l’aliment de base le plus consommé par la population haïtienne.





