Depuis le début de cette année, un certain surchauffe est observé sur le marché des produits alimentaires de base, ceci au niveau des différents maFood_Basket_Jan15rchés régionaux, à l’exception de la Croix des Bossales (PAP), de Port-de-Paix et particulièrement des Cayes où le coût du panier alimentaire a diminué de plus de 5 pourcent en moyenne. En effet, à l’exception du riz, du maïs importés et du sucre, tous les produits suivis dans le cadre de l’analyse de la sécurité alimentaire affichent une tendance haussière. Sous l’effet de cette tendance, le coût du panier alimentaire augmente mais faiblement en raison de la baisse du prix du riz importé notamment, compte tenu du poids de ce dernier dans la composition de ce panier. Ceci entraine, malgré la hausse des prix de la plupart des produits, une légère amélioration de l’accès, au cours du premier trimestre 2015 comparativement au dernier trimestre 2014, le ratio coût/revenu ayant baissé de moins d’un pourcent. Or, l’environnement économique international, marqué par la baisse des prix des céréales, la stabilité du cours du pétrole, etc., s’avère très propice.

 En fait, si pour les produits locaux, le problème semble être dû à une diminution de la disponibilité locale, en raison des pertes de récolte des dernières campagnes agricoles, de la diminution des stocks, etc., la hausse des prix des produits importés (hormis, le riz, le maïs et le sucre) pourrait être la conséquence des anticipations des agents économiques, notamment les importateurs, les grossistes, etc., dans un contexte sociopolitique peu serein, avec en perspective les élections programmées pour cette année. De plus, l’augmentation du prix du billet vert tend à amplifier de telles anticipations, et ceci pourrait, cette fois, influer sur les prix des produits alimentaires importés. On redoute qu’une telle situation n’affecterait le prix du riz notamment, produit stratégique le plus consommé dans le milieu.

 

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