POINTS SAILLANTS
- En janvier 2026, le coût nominal du panier alimentaire a enregistré une baisse d’environ 3 % en glissement mensuel et 4 % en glissement annuel sous l’effet combiné de la baisse des prix internationaux, de la relative stabilité du taux de change (environ 131 HTG/USD) et d’une amélioration saisonnière de l’offre agricole liée aux récentes récoltes.
- En janvier 2026, sur les marchés internationaux, les prix nominaux du riz, du maïs et du blé tendent à baisser. En glissement annuel, les prix du riz, du blé et du maïs ont décru respectivement de 20 %, 5 % et 5 %, contribuant ainsi à la baisse relative de la valeur du panier sur le marché national.
- Selon les résultats de l’analyse IPC de septembre 2025, la population en insécurité alimentaire aiguë pour la période projetée de mars à juin 2026, pourrait atteindre environ 5,9 millions de personnes, soit 53 % de la population analysée. La détérioration de la situation de la sécurité alimentaire demeure influencée, entre autres, par l’inflation, la dégradation des moyens d’existence et l’insécurité persistante.
- Selon OIM/ DTM, les déplacements internes résultant de l’insécurité, qui concernent plus de 1,4 million de personnes, continuent d’accentuer les vulnérabilités socio-économiques et la pression sur les ménages d’accueil, particulièrement dans la Grand-Anse, le Reste-Ouest, les Nippes, où près d’un ménage sur dix déclare avoir accueilli des personnes déplacées (ENSSAN, 2025). Par ailleurs, sur les sites de déplacés, la situation demeure préoccupante, avec environ 75 % des ménages en insécurité alimentaire aiguë (IPC phase 3 ou plus), dans un contexte marqué par des conditions sanitaires précaires et une érosion des moyens d’existence (IPC, 2025).
En dépit d’un démarrage agrométéorologique relativement favorable, la performance de la campagne agricole d’automne/hiver est globalement mitigée à l’échelle nationale en raison des contraintes économiques, de l’insécurité et d’un faible accès aux intrants


